Post-doc : Recherches sur l’extraction et l’exploitation des tracés sous-jacents dans les manuscrits anciens : application aux lettres de Marie‐Antoinette (REX)

tl_files/patrima/projets/images/Visuel_projet REX.jpgDe la fin juin 1791 à la fin juin 1792, alors que la famille royale est en résidence surveillée aux Tuileries, la reine Marie-Antoinette et le comte de Fersen ont échangé une correspondance secrète, conservée depuis 1982 aux Archives nationales. Si ces lettres ont pu être déchiffrées, le texte en est cependant incomplet car il a été en partie censuré au moyen d'un caviardage recouvrant l'écriture inférieure et la rendant illisible. Si on considère ces lettres comme des « palimpsestes » modernes, par superposition d'écriture sans effacement de l'écriture inférieure, le but de l'étude est autant de découvrir le texte inférieur que d'établir une grille critique des techniques permettant de séparer des encres de la fin du XVIIIème siècle-début du XIXème siècle sans porter atteinte à l'intégrité de l'original. La grande difficulté d’une telle approche réside dans la similitude de composition chimique des encres utilisées pour l’écriture jusqu’au XVIIIème siècle et dans le mélange intime entre le texte original et les ratures qui ne permet pas, a priori, de distinguer de stratigraphie. Plusieurs techniques seront expérimentées: l’imagerie hyper-spectrale dans le visible et l’infra-rouge, la cartographie de fluorescence X plein champ ou par balayage et l’excitation thermique.

Revue de presse :

Article du journal Le Monde en date du 11 janvier 2016

Détails d'organisation

Porteurs:

  • Isabelle Aristide-Hastir, Archives Nationales

Autres partenaires:

  • Bertrand Lavédrine et Christine Andraud, CRC (Centre de recherche sur la conservation/ CNRS, Muséum national d'histoire naturelle et MCC)
  • Aymeric Histace, UCP/ETIS