Sélection 2016

ARMEUROPE : Etude des armures du XIIIe au XVIIe.s en Europe Occidentale par une approche interdisciplinaire

Doctorant :
Emilie Bérard
Directeur de thèse :
Philippe Dillmann (LAPA)

Valérie Toureille (AGORA-UCP)
Partenaires membres de la FSP :

C2RMF

Partenaires exterieurs:
Catherine Verna (Université de Paris 8) /Alan Williams (Wallace Collection, Londres)/ Olivier Renaudeau (Musée de l’Armée, paris)/ Camille Broucke (Musée Dobrée, Nantes)/ Richard Dagorne et Pierre-Hippolyte Pénet (Musée Lorrain, Nancy)/ Antoinette Le Falher (Musée Laval)/ Marc Leroy (LMC, IRAMAT)/ Armelle Querrien (Université de Paris 1)/ Sophie Corson (Service du patrimoine architectural mobilier et archéologique du département de la Vendée)/ Rachel Touzé (DRAC des Pays de la Loire)/ Jacky Koch (Université de Strasbourg)/ Gérard Giuliato (Université de Lorraine)/ Françoise Gillot-Verges (Mairie de Pompey)/ Sébastien Jeandemange et Jean-Denis Laffite (INRAP)/ Musée de Draguignan/ Arc’Antique (Nantes)/ Laboratoire d'archéologie des métaux (Nancy)/ PAIR (Sélestat)/ CEA Saclay/ Laboratoire IPREM (Pau)/ Laboratoire CEB (Orléans)/ ICMPE (Thiais)
Ce projet porte sur l’étude des armures du XIIIe.s au XVIIe.s en Europe Occidentale par une approche interdisciplinaire, à la croisée de l’archéométallurgie, l’histoire des techniques et de la guerre.
L’armure est un objet qui a connu entre le XIIIe.s et le XVIIe.s des évolutions sensibles, liées aux pratiques de guerre mais également à des aspects politiques et sociaux. Si l’usage des armures est un domaine à présent davantage balisé par la recherche, l'étude de la production et de la distribution de ces objets connaît encore des zones d'ombre, souvent peu explicitées dans les sources écrites.

Ainsi ce projet se propose d’appréhender par une approche matérielle de l‘armure, les dimensions techniques, sociales, et économiques de production et d’utilisation d’un objet de guerre, à la fois produit de luxe mais aussi de grande consommation au cours de cette période.

Un corpus caractéristique de l’évolution de l’équipement défensif des combattants mais également des grands centres de production européens a ainsi été constitué, grâce aux différents partenariats mis en place.

L’analyse du métal a permis de déterminer la nature des matériaux employés ainsi que les techniques de fabrication de ces objets. L’utilisation d’un matériau spécifique a ainsi été mis en évidence, associant plusieurs feuilles de métal aux propriétés différentes, ce qui pouvait offrir à l’armure de meilleures propriétés défensives. L’étude des inclusions du métal a quant à elle permis de discuter de l’origine géographique du métal utilisé pour la fabrication des pièces.

Ces résultats confrontés à ceux issus d’études en histoire des techniques et de la guerre permettront d’apporter un éclairage nouveau à la compréhension de ces objets.

Intérêts sociétaux et valorisation

Le corpus d’étude compte un grand nombre de pièces muséales souvent peu connues et peu étudiées. Les résultats obtenus pourront ainsi directement venir enrichir et mettre en valeur les collections des différents musées partenaires.

Par ailleurs ce projet a également vocation à mettre en lumière des gestes, procédés et savoirs faire anciens qui pourront très bien s’intégrer au sein d’expositions destinées au grand public. Une brève présentation des premiers résultats va d’ailleurs être publiée prochainement au sein du bulletin du musée de l’Armée, l’Echo du Dôme.

Enfin les prélèvements réalisés ont directement une valeur patrimoniale et scientifique. Ils pourront être réutilisés dans des études ultérieures portant sur la caractérisation du métal ou sur son altération.

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