Résumé :

Résumé :

En conservation-restauration, les comblements des artefacts en plâtre sont fréquemment réalisés en raison de la fragilité de ce matériau. Afin de pallier les altérations produisant des instabilités structurelles et/ou visuelles et esthétiques, des matériaux non originaux sont appliqués : réalisés in situ par modelage de matière fraîche, ou par fixation d’une pièce mise en œuvre à part. En fonction des critères déontologiques et techniques, divers matériaux peuvent être utilisés. Afin de mieux les connaître, une étude a été menée en développant une méthodologie pluri-disciplinaire allant des techniques analytiques aux différents champs de la conservation-restauration.

Dans un premier temps, un corpus d’artefacts a été étudié, constitué de deux collections du musée du Louvre : la statuaire moulée de la gypsothèque et les cadres du XIXe siècle, en associant observations des comblements et étude documentaire. Différents usages ont été constatés, comme celui de matériaux identiques aux originaux ainsi que celui visant une différenciation par l’ajout d’additifs. À partir de ces données, des formulations de plâtre, aux rapports massiques eau/plâtre échelonnés, additionnées de carbonate de calcium et de dioxyde de titane ont été sélectionnées pour caractérisation.

Dans un deuxième temps, les aspects micro-structurels ont été examinés par observations aux microscopes optique et électronique à balayage (MEB). Les éléments ont été identifiés par analyse en spectroscopie à dispersion d’énergie (MEB-EDS). La caractérisation des aspects rhéologiques à l’état frais a été traitée dans un troisième temps afin de calibrer et classer les textures. Des correspondances entre les consistances ont été établies, offrant des gammes d’usages pâteux à fluides, adaptées aux méthodes par modelage ou par coulée.

Une quatrième phase a permis la caractérisation des propriétés mécaniques à l’état solide, en mesurant les résistances à la compression et à la flexion 4 points, et en calculant les modules d’élasticité. Enfin, un protocole de suivi a évalué la stabilité de trois artefacts, restaurés entre 2015 et 2017, par des relevés et des corrélations d’images 3D haute définition. Un des artefacts a également été équipé de capteurs de déplacement afin de compléter le suivi. L’étude et la caractérisation des formulations de comblement, en liant les aspects physico-chimiques et structurels, à différentes échelles et selon les états frais ou pris, peuvent alors assister les choix des spécialistes de la conservation-restauration en fonction des conditions d’intervention. Le protocole est ajustable pour étudier d’autres formulations ou d’autres matériaux, typologies ou spécialités du patrimoine.

Composition du jury :

François Pernot, professeur des universités, HDR, CY Cergy Paris Université (Directeur)

Yannick Mélinge, professeur des universités, HDR, CY Cergy Paris Université, Laboratoire de recherche des monuments historiques (détachement) (Encadrant)

Anne-Solenn Le Hô, ingénieure de recherche, Centre de recherche et de restauration des musées de France / Chimie ParisTech, Research University, CNRS, IRCP (Encadrante)

Aurelia Badde, conservatrice-restauratrice de sculpture (Berlin)

Ann Bourgès, ingénieure de recherche, HDR, Centre de recherche et de restauration des musées de France (Rapporteur)

Catherine Chevillot, conservatrice générale du patrimoine, docteure en Histoire, Cité de l’architecture et du patrimoine

Christophe Lanos, professeur des universités, HDR, Université de Rennes – IUT de Rennes (Rapporteur)

Delphine Morana Burlot, maîtresse de conférences, HDR, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

Résumé :

Résumé :

Dans un contexte patrimonial les vibrations représentent une véritable menace quant à la préservation des objets. Pourtant, les dispositifs de protection des vibrations employés sont généralement très rudimentaires et les systèmes proposés dans la littérature scientifique ne sont pas appliqués, principalement par manque de considération pratique. Pour dépasser ces limites, les travaux présentés dans cette thèse s’articulent autour du développement d’un nouveau type de système de protection, basé sur le principe du contrôle actif de vibrations.

La conception du dispositif de contrôle commence par l’établissement d’un cahier des charges au double objectif. D’une part il définit les objectifs de contrôle des vibrations rencontrées en domaine patrimonial, d’autre part il formalise les considération pratiques des acteurs du patrimoine. Le cahier des charges permet alors d’identifier la stratégie de contrôle la plus adaptée au respect des spécifications formulées. En l’occurrence, le contrôleur est conçu comme un dispositif autonome et indépendant qui vient se greffer à la structure à protéger et utilisant un algorithme de contrôle adaptatif et de type feedforward.

Un dispositif de contrôle expérimental dont le contrôleur est actualisé par l’algorithme Filtered-x Least Mean Square (FxLMS) est conçu afin d’éprouver sa capacité à respecter le cahier des charges. Ce dispositif est testé dans un premier temps sur une structure à la dynamique relativement simple, puis sur un banc d’essai représentatif d’une situation couramment rencontrée en contexte patrimonial. Une fois le dispositif validé, un outil permettant de comparer quantitativement, objectivement et robustement les performances de différentes situations de contrôle est proposé. Cette méthodologie passe par l’extraction de descripteurs de performance, chacun d’entre eux devant représenter un aspect du contrôle qu’il est souhaitable de quantifier.

Si l’utilisation du FxLMS permet de valider le cahier des charges, une hypothèse forte de cet algorithme restreint son champ d’utilisation. Une solution à cette limite est l’utilisation d’algorithmes de contrôle plus récents et basés sur la paramétrisation de Youla-Kuçera. Une étude paramétrique définit les conditions à partir desquelles les performances du FxLMS ne sont plus acceptables, et l’utilisation du benchmark permet de quantifier les performances des nouveaux algorithmes proposés.

Composition du jury :

Hervé Lissek Professeur, LTS2, École Polytechnique Fédérale de Lausanne (Rapporteur)

Patrice Masson Professeur, GAUSS, Université de Sherbrooke (Rapporteur)

Ioan Doré Landau, Directeur de recherche émérite, GIPSA – Lab (Examinateur)

Marc Lethiecq Professeur des universites, GREMAN, Universite de Tours (Examinateur)

NicolasWilkie-Chancellier, Professeur des universités, SATIE, CY Cergy Paris Université (Directeur)

Henri Boutin, Maitre de conférence, STMS, Sorbonne Université (Encadrant)

Marguerite Jossic, Chargée de recherche, Musée de la Musique (Encadrante)

Sandie Le Conte, Responsable de laboratoire, Institut national du patrimoine (Encadrante)

Eléonore Kissel, Responsable Conservation-Restauration, Musée Quai-Branly (Invitée)

Résumé :

Résumé :
L’apparition d’efflorescences cristallines sur des objets calcaires stockés dans des environnements pollués est communément appelée « dégradation de Byne ». Elle résulte de l’émission de composés organiques volatils acides (COV) par les matériaux de stockage qui réagissent avec le carbonate de calcium dans les substrats poreux. Ceci conduit à la formation de divers sels organiques de calcium, parmi lesquels des acétates et des formiates, et provoque une détérioration irréversible des objets. Jusqu’à présent, seuls des objets macroscopiques subissant la dégradation de Byne étaient rapportés dans la littérature.
Le présent travail a été initié par le constat d’état de la collection micropaléontologique de foraminifères d’Alcide d’Orbigny (1802-1857), conservée au Muséum national d’Histoire naturelle. Des observations préliminaires ont montré que les spécimens étaient affectés par des efflorescences salines de morphologies diverses. D’autres collections endommagées ont également été étudiées, ainsi que des spécimens vieillis artificiellement. La caractérisation des efflorescences a été réalisée en tenant compte de la nature patrimoniale et de la fragilité des spécimens historiques, avec des méthodes sans contact telles que la spectroscopie micro-Raman et la diffraction des rayons X sur ligne Synchrotron. Ces résultats ont mis en évidence des produits de dégradation différents de ceux précédemment rapportés dans la littérature, parmi lesquels le polymorphe [β-Ca(HCOO)2] du formiate de calcium, connu pour être instable en conditions ambiantes. Les mécanismes de formation des sels de calcium à l’échelle microscopique ont ainsi été étudiés, ainsi que la stabilité des formiates de calcium. L’histoire matérielle de la collection d’Orbigny au MNHN a également été explorée pour mieux identifier l’impact des facteurs environnementaux.

Mots clés : pollution muséale, COV, fossiles calcaires, carbonate de calcium, spectroscopie Raman, DRX

Abstract:
The occurrence of crystalline efflorescence on calcareous objects stored in polluted environments is commonly known as “Byne’s decay”. It results from the emission of acidic volatile organic compounds (VOCs) by storage materials that react with calcium carbonate in the porous substrates. This leads to the formation of various calcium organic salts, among which acetates and formates, and causes irreversible deterioration for the objects. Until now, only macroscopic objects undergoing Byne’s decay were reported in the literature. The present work was initiated by the conservation report of Alcide d’Orbigny’s (1802-1857) micropaleontological collection of foraminifers, housed at the French Natural History Museum. Preliminary observations showed that specimens were affected by salt efflorescence with various morphologies. Other collections presenting a similar degradation were also investigated as well as artificially-aged specimens. Considering the heritage nature and the fragility of the specimens, efflorescence were characterized combining contactless micro-Raman spectroscopy and X-ray diffraction on synchrotron beamline. The results highlighted degradation products that differ from those previously observed on macroscopic calcareous collections, among which the polymorphic phase [β-Ca(HCOO)2] of calcium formate. The history of d’Orbigny’s collection at the MNHN was also investigated in order to highlight the impact of environmental factors.

Keywords : Museum pollution, VOC, calcareous fossils, calcium carbonate, Raman spectroscopy, XRD

Composition du jury :

Dr Ludovic BELLOT-GURLET, Professeur, MONARIS, SU-CNRS, Paris (rapporteur)

Dr Thibault DE GARIDEL-THORON, Chargé de Recherche, CEREGE, AMU-CNRS-IRD-INRAE, Aix-en-Provence (rapporteur)

Dr Anne CHABAS, Professeur, LISA, Paris-Est Créteil-CNRS, Créteil (examinatrice)

Dr Mathieu ROSKOSZ, Professeur, IMPMC, MNHN-SU-CNRS, Paris (examinateur)

Dr Sophie SEPULCRE, Maître de conférences, GEOPS, Paris-Saclay-CNRS, Orsay (examinatrice)

Dr Nathalie STEUNOU, Professeur, ILV, Paris-Saclay-CNRS, Versailles (directrice de thèse)

Dr Véronique ROUCHON, Professeur, CRC, MNHN-MC-CNRS, Paris (co-directrice de thèse)

Dr Marie-Béatrice FOREL, Maître de conférences, CR2P, MNHN-SU-CNRS, Paris (co-encadrante)

Résumé :

Résumé :
En 1920, le banquier Auguste Rondel (1858-1934) fait don de sa collection, consacrée au théâtre et aux arts du spectacle, à l’État. Elle est installée cinq ans plus tard à la Bibliothèque de l’Arsenal, où l’éminent théâtrophile continue de veiller sur elle jusqu’à sa mort, en 1934. Textes de pièces, programmes, affiches ou recueils factices d’articles de presse, accumulés et compilés durant toute une vie, témoignent de l’étendue et de la diversité de ce fonds. Celui-ci recèle, en effet, une quantité de sources inestimables pour les chercheurs dont l’un des exemples les plus remarquables est sans nul doute la section dédiée au théâtre du Palais-Royal. Cet ensemble d’archives, cédé à Rondel par un ancien directeur de l’établissement, Eugène Héros, est composé de documents variés (pièces, partitions, journaux de bord ou documents administratifs) couvrant tout le XIXe siècle, de la fondation du théâtre en 1831 par Joseph Contat-Desfontaines dit Dormeuil jusqu’à la fin de la direction de Maurice Charlot, en 1906. En 1858, après vingt-sept années passées à la tête de l’institution, Dormeuil cède la place à son fils, Léon, qui s’attache à poursuivre l’œuvre de son père. Répertoire comique assumé, longévité des directions, actionnariat, résistance face à l’avant-garde théâtrale, recours à des auteurs et compositeurs à succès (Labiche, Offenbach, Meilhac et Halévy, Feydeau) ainsi qu’à des artistes de renom (Geoffroy, Lhéritier, Brasseur, Hortense Schneider) : tels sont les ingrédients d’une « formule » qui marche et qui a permis de conforter le théâtre du Palais-Royal dans sa position de haut lieu parisien du loisir et du délassement jusqu’au début du XXe siècle. Cette étude se propose d’analyser comment l’héritage de Dormeuil père a été exploité par ses successeurs, de 1858 à 1906, et de retracer l’histoire d’un des temples du rire parisien au prisme de l’industrialisation des spectacles.

Abstract:
In 1920, banker Auguste Rondel (1858-1934) donates his collection dedicated to theatre arts to the French State. Five years later, the collection is transferred to the Bibliothèque de l’Arsenal, where the eminent erudit keeps looking after until his death, in 1934. Plays’ manuscripts, programs, posters or artificial collections of press articles are so many witnesses, accumulated and compiled during an entire life, of the collection’s extent and variety. In fact, it presents an incredible number of sources, which are priceless for the researchers, including the whole and impressive section dedicated to the Palais-Royal theatre. This part of archives sold to Rondel by a former director of the establishment, Eugène Héros, is composed by numerous documents (plays, music scores, repertories, logbooks or administrative documents) which cover a big part of the 19th century, from the theatre’s foundation in 1831 by Joseph Contat-Desfontaines a.k.a. Dormeuil until Maurice Charlot’s direction, in 1906. In 1858, after 27 years at the head of the institution, Dormeuil hands over to his son, Léon, who tries to pursue his father’s project. Comical repertories claimed, directions’ « longevity », shareholders, resistance facing theatrical avant-garde, successful authors and composers (Labiche, Offenbach, Meilhac and Halévy, Feydeau) or reputed actors (Geoffroy, Lhéritier, Brasseur, Hortense Schneider): these are the ingredients of a brilliant “method” which permited to reinforce the Palais-Royal theatre as the Parisian hotspot for entertainment and délassement until the first years of the 20th century. This study proposes analyzing how Joseph Dormeuil’s heritage was used and managed by his successors, from 1858 to 1906, and otherwise recounting the history of one of the famous Parisian monuments dedicated to amusement during the entertainment’s industrialization period.

Composition du jury :

M. Joël HUTHWOHL – Directeur du département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France (examinateur),

Mme Violaine HEYRAUD – Maîtresse de conférences en lettres modernes et études théâtrales, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 (examinatrice),

Mme Stéphanie SAUGET – Professeure en histoire contemporaine, Université de Tours (rapporteur et examinatrice),

M. Olivier BARA – Professeur en littérature française du XIXe siècle et arts de la scène, Université Lyon 2 (rapporteur et examinateur),

Mme Anne-Claude AMBROISE-RENDU – Professeure en histoire contemporaine, UVSQ – Paris-Saclay (présidente),

M. Jean-Claude YON – Directeur d’études, EPHE, PSL (directeur de thèse),

Résumé :

During a musical performance, musicians constantly monitor and adjust their playing. What they hear inevitably depends on the acoustics of the room in which the performance takes place. This thesis investigates the interaction between musicians and room acoustics. Of principal interest are baroque musical performances with a historically informed interpretation played in historical versus modern spaces. This thesis takes place within the EVAA (Experimental Virtual Archaeological-Acoustics) project, which is dedicated to exploring the acoustics of historical spaces and their function within culture using novel and experimental methods.

An experiment was undertaken in which musicians (flutists, violists, and theorbists) played several pieces in two real spaces (the Salon des Nobles from the Château de Versailles and the amphitheater from the Cité de la Musique) and in their virtual counterparts. The virtual spaces were based on a virtual reality system developed within the framework of the EVAA project, for which a novel auralization architecture was implemented. An analysis of the musicians’ experiences revealed that their playing depends somewhat on the acoustics of the room and also revealed the strengths and weaknesses of the virtual reality system.

A significant portion of the manuscript is devoted to the analysis of musical performances resulting from this experiment. Two primary approaches were undertaken: the first uses a somewhat typical framework relying on low-level features, and the other relies on objective measures derived from musicological principles to highlight higher-level features. The first approach revealed some differences in objective measures as a function of the room, but the second approach made it possible to identify in which dimensions of baroque interpretation the performances differed.

Finally, a listening test was carried out to verify that the differences in playing style, revealed by the objective performance measures in the two rooms, were audible and were in agreement with the measures. In this test, musically educated listeners rated recordings within several aesthetic musical parameters. The comparison between the objective performance measures and the listener ratings revealed fairly good agreement among the flute performances, while for the violists, this agreement was inadequate. This difference between the instruments shows that the influence of the room on historically informed performance of the musicians is relatively subtle, and that there is still room for further investigation within this domain.

 

Composition du jury :

  • Malte Kob (Detmold Hochschule für Musik, Rapporteur)
  • Mathieu Paquier (Université de Brest, Rapporteur)
  • Mitsuko Aramaki (Université d’Aix Marseille, Examinatrice)
  • Théodora Psychoyou (Sorbonne Université, Examinatrice)
  • Catherine Lavandier (CY Cergy Université, Directeur de thèse)
  • Brian FG Katz (Sorbonne Université, Directeur de thèse)
  • Marguerite Jossic (Musée de la musique, Invitée)

Résumé :

Cette recherche de doctorat est dédiée à l’étude de films plastiques auto adhésifs utilisés dans les dessins d’architecture, que nous regroupons sous l’appellation « zip ». Ce produit graphique est importé des États Unis à la fin de la Seconde Guerre Mondiale afin d’accélérer les méthodes de production des documents graphiques dans le contexte de la Reconstruction. Il disparaît dans les années 1990 avec l’arrivée des ordinateurs dans les agences. Le zip se caractérise par une surface colorée ou un motif, imprimé à l’encre, sur un support plastique transparent et préencollé avec un adhésif. La recherche a été initiée suite au constat de son état préoccupant au sein des collections de dessins d’architecture. Afin de pouvoir établir des protocoles de conservation restauration adaptés aux problématiques qu’il pose, une étude approfondie des collections est nécessaire. Elle favorise une compréhension affinée de l’utilisation du zip et de ses dégradations par la réalisation de campagnes de constats d’état En parallèle de ces évaluations, une étude sur la matérialité de ces composés est engagée. Des zips non usagés sont collectés pour construire une base de référence en vue d’analyses sur les collections nationales Ces études permettent d’esquisser des conclusions quant au lien entre matérialité et dégradation, qui dans le cas du zip est particulièrement complexe au regard de l’évolution dans le temps des formulations d’adhésifs et de plastiques. Confrontés à un corpus de dégradations très étendu, le projet se concentre sur les altérations les plus dangereuses qui sont également celles face auxquelles les restaurateurs se trouvent démunis les soulèvements, les rétractions et les bulles en réseaux. Un protocole expérimental est engagé, en condition d’atelier, sur des éprouvettes dont les dégradations sont modélisées en laboratoire après réalisation de vieillissements artificiels. Un suivi rigoureux permet de valider l’innocuité des traitements sur les matériaux en présence sur le court et le long terme Afin de se mesurer aux contraintes d’une intervention en conditions réelles, une étude de cas est traitée en respectant la déontologie et le cahier des charges défini en amont.

Abstract

The present doctoral research is dedicated to the study of pressure sensitive adhesive plastic films used in architectural drawings, referred to under the name « zip ». Zip is imported from the USA at the end of World War II in the aim of increasing the production means of graphic documents in the context of the Reconstruction. The use of zip gradually vanishes in the 1990 ’s with the advent of computers Zip is characterised by a coloured surface or a pattern, printed in ink, on a plastic transparent support, coated with an adhesive. The research was initiated from the observation that these graphic products, present in architectural drawing collections, were in a preoccupying state of conservation In order to establish conservation treatments adjusted to the necessities of zip films, it was necessary to first study their presence in collections in depth and contributed to the understanding of the use of zip and its degradations through documentation in the form of condition reports. As well as these evaluations, a study of the materiality of zip was engaged Unused zip films were collected in the aim of building a reference base from which to adapt analyses protocols. These investigations lead to the establishment of the link between materiality and degradations, particularly complex in the case of zip, due to the evolution of adhesive and plastic film formulations over time Confronted with a wide array of degradations, the project concentrated on the most threatening alterations, posing most problems to conservators adhesive loss, shrinking, and the creation of a network of bubbles An experimental protocol was initiated, under studio conditions, on samples which were artificially aged to reproduce those degradations. A careful monitoring of these samples helped verify the innocuity of the treatments in both short and long term In order to comply with the implications of a real life treatment, a drawing was treated in a case study, guided by pre defined ethical considerations and material specifications

Composition du jury :

  • Mme Valeria Duplat Conservatrice restauratrice d’arts graphiques indépendante
  • Mme. Maroussia Duranton, Physico chimiste, C 2 RMF, directrice de la thèse
  • M. Richard Klein, Architecte, Professeur, ENSAP Lille
  • M. François Pernot, Professeur, CY Cergy Paris Université, directeur de la thèse
  • M. David Peyceré Conservateur en chef du patrimoine, CAPA
  • M. Gilles Ragot, Historien de l’art, ENSAP Bordeaux, rapporteur de la thèse
  • Mme Rachel Rivenc Conservatrice restauratrice, Getty Research Institute
  • Mme Véronique Rouchon, Physico chimiste, CRC, rapporteure de la thèse

Résumé :

L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés fait partie des grands monastères bénédictins parisiens qui disposent d’un riche ensemble de documents médiévaux produits entre les IXe et XVe siècles et aujourd’hui conservés aux Archives nationales et à la Bibliothèque nationale de France. À partir de leur examen, l’objectif de ce travail est de montrer : 1) comment les moines sont amenés au cours de deux épisodes de réforme à la fin du XIIe siècle et à partir du milieu du XIIIe siècle à inscrire l’écrit dans l’ensemble des pratiques sociales qui garantissent la stabilité institutionnelle de la communauté et 2) comment ces pratiques d’écriture font évoluer en profondeur les fondements du pouvoir monastique.

Le premier moment consiste en la rédaction du premier cartulaire de Saint-Germain-des-Prés encore conservé à la fin du XIIe siècle. Aboutissement d’un long moment d’écriture de l’histoire à Saint-Germain qui a débuté dès le IXe siècle, cette cartularisation souligne un désir de maîtrise par l’écrit de la mémoire de l’institution qui se formalise en un véritable récit historique patrimonial. Cet épisode pose la question du rôle que l’écrit joue dans les processus de contrôle des hommes et des femmes, de territorialisation graduelle du pouvoir monastique et de mutation de l’autorité abbatiale.
Le second moment de notre enquête est consacré à un tournant documentaire qui survient au cours de la seconde moitié du XIII e siècle et laisse des
effets jusqu’au début du XV e siècle. L’écrit devient un élément incontournable du paysage institutionnel. Cette irruption engendre des reconfigurations des fondements de la domination monastique qui participent de la constitution d’un nouveau modèle d’équilibre gouvernemental.

The abbey of Saint-Germain-des-Prés is one of the great Parisian Benedictine monasteries with a rich collection of medieval documents, written between the 9th to the 15th Centuries and now preserved in the National Archives and the National Library of France. The objective of this work is, by examining those documents, to show : 1) how the monks were led during two episodes of reform at the end of the 12th century and from the middle of the 13th century onwards to include writing in the set of social practices that guaranteed the institutional stability of the community and 2) how do these writing practices profoundly change the foundations of monastic power?

A first important event is the writing of the first cartulary of Saint-Germain-des-Prés, which is still preserved today at the end of the twelfth century. As the culmination of a long period of writing history at Saint-Germain that began in the ninth century and the result of the patrimonial recovery that began in the eleventh century, this first cartularization underlines a strong wish to establish the memory of the institution through writing, formalized into a true historical patrimonial narrative. This episode raises the question of the role that the written word plays in the processes of control of men and women, the gradual territorialization of monastic power and the mutation of abbatial authority.
The second important event is a major turning point in documentation that takes root in the middle of the thirteenth century, underlining and actively participating in a profound institutional reconfiguration over the long term until the beginning of the 15th century. The written word becomes an indispensable tool for the institution. This major irruption led to reconfigurations of the foundations of monastic domination, which contributed to the constitution of a new model of governmental equilibrium.

Composition du jury :

  • Pierre CHASTANG, professeur, Université Paris-Saclay, UVSQ (directeur de thèse)
  • Adam KOSTO, professeur, Université de Columbia (co-directeur de thèse)
  • Pierre JUGIE, conservateur général du patrimoine, Archives nationales (co-encadrant de thèse)
    M. Paul BERTRAND, professeur, Université Catholique de Louvain (rapporteur et examinateur)
  • Florian MAZEL, professeur, Université Rennes 2 (rapporteur et examinateur)
  • Laurent FELLER, professeur, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (examinateur)
  • Mme Valérie THEIS, professeure, École Normale Supérieure Ulm (examinatrice)
  • Mme Maaike VAN DER LUGT, professeure, Université Paris-Saclay, UVSQ (examinatrice)

Résumé :

La notion de patrimoine culturel n’est plus limitée aujourd’hui aux monuments historiques, sites archéologiques symboliques, ou collections de musées d’envergure nationale, mais comprend aussi le patrimoine culturel associé à des groupes infra-étatiques porteur d’une diversité culturelle. Dans ce contexte, les enjeux de sauvegarde du patrimoine font face à de nouveaux défis : la possibilité de transmettre un patrimoine vivant dans le temps autour de l’émergence d’un principe de participation des détenteurs. Bien que ce principe semble de plus en plus mobilisé, notamment présent en droit international dans la Convention UNESCO de 2003 sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, les droits culturels consacrés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, ou encore en droit de l’environnement, etc. ; son effectivité reste débattue pour deux raisons principales : d’une part, le manque de définition concise de cette notion de participation et, d’autre part, la réticence qui existe dans beaucoup de droits nationaux à consacrer un droit explicite des détenteurs à cette participation. Cependant, le postulat de notre thèse est que l’effectivité juridique ne se limite pas à la consécration explicite et clairement définie d’un droit mais peut découler d’une variété de phénomènes juridiques. Nous nous sommes inscrits dans la lignée doctrinale « droit et société » nous permettant de dépasser une approche positiviste du droit afin d’étudier des phénomènes normatifs plus larges. Notamment, nous voulons démontrer qu’il existe un droit de participation incarné dans un standard juridique lui conférant une force contraignante. Cette démonstration se déroule en deux temps. En premier lieu, nous précisons cette notion de participation en adoptant une approche méthodologique interdisciplinaire et internationale. Nous avons retracé en France et aux États-Unis les phénomènes sociaux et juridiques qui traduisent l’émergence de ce principe de participation et ses modalités d’expression. Cette analyse se fonde sur une approche historique, complétée par un terrain d’études entrepris dans les deux pays au cours duquel nous avons rencontré des détenteurs et acteurs publics de la sauvegarde du patrimoine culturel pour mieux définir les enjeux de participation. En second lieu, nous déterminons les mécanismes d’émergence d’un standard juridique et discutons en quoi cet outil offre un cadre d’analyse pertinent nous permettant d’identifier l’existence d’un droit de participation au regard des dynamiques participatives identifiées dans nos deux pays d’études ainsi que ses modalités de mise en œuvre.

The notion of cultural heritage is no longer limited to historic monuments, symbolic archeological sites or nationally important museum collections, but also includes the heritage of minority populations within the country who carry on distinct cultural traditions. In this regard, the preservation of cultural heritage now confronts new challenges: the requirement to transmit through time a living cultural herirage based on the emerging principle of participation by the tradition-bearers themselves. This principle has been increasingly recognized, notably by international law in the UNESCO Convention of 2003 concerning the protection of immaterial cultural patrimony, as well as by the cultural rights consecrated by the Universal Declaration of Human Rights, The International Covenant on Civil and Political Rights, The International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights, as well as in environmental law. Nevertheless, the implementation and effectiveness of this principle is subject to debate for two main reasons: i) the lack of a concise definition of the notion of participation, and ii) the reluctance encountered in numerous national legal systems to recognize the specific right of tradition-bearers to participate in the protection of their cultural heritage. The postulate of our thesis, however, is that the judicial effectiveness does not necessarily require the explicit and clearly defined right of tradition-bearers to participate, but can emerge through a variety of legal phenomena. We are adherents to the doctrinal lineage « law and society » allowing us to transcend a positivist approach to law in order to evaluate larger normative processes. In particular, we want to show that the right of tradition-bearers to participate is embodied in a legal standard that confers binding force. This demonstration is divided into two parts. Initially, we clarify the notion of participation by adopting a methodological approach that is both interdisciplinary and international. We have traced both in France and in the United States, the social and legal claims that resulted in the rise of the principle of participation and its different modes of expression. This analysis is based on a historical approach, completed by a field work in both countries during which we interviewed tradition-bearers and public officials involved in the protection of cultural heritage to better define the challenges posed by participation. In view of the dynamics of participation identified in our two countries under study, we then determine the mechanisms through which a legal standard can emerge, and discuss how this tool offers a framework that is pertinent to the identification of the existence of a right of tradition-bearers to participate in the safeguarding of their heritage, and the manner in which it can be implemented.

Composition du jury :

  • Janet BLAKE : Professeure de droit international, Université Shahid Beheshti
  • Céline ROMAINVILLE : Professeure de droit constitutionnel, Université Catholique de Louvain
  • Caroline MOINE : Professeure des universités en histoire contemporaine Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Michelle L. STEFANO : Chercheure spécialiste en anthropologie Library of Congress des États-Unis
  • Noé WAGENER : Professeur agrégé de droit public, Université Paris-Est Créteil, Directrice de recherche CNRS (Laboratoire CREAP-TRACES), co-directrice.

Résumé :

Les approches intégrées et interdisciplinaires sont aujourd’hui privilégiées dans l’étude des grottes ornées. La place des outils numériques devient alors stratégique compte tenu de la diversité et quantité d’informations collectées. Alors que les outils 3D sont omniprésents depuis une vingtaine d’années dans l’étude des grottes, les systèmes d’information géographique restent peu mobilisés.

Pourtant la grotte ornée est un espace éminemment géographique : l’art pariétal est le résultat d’une interaction entre l’humain et la grotte. C’est un espace qui se prête à une lecture spatiale de l’information.

Compte tenu de l’ensemble des propriétés spatiales présentées par les grottes ornées, la géomatique peut-elle être une véritable voie de recherche permettant de reconsidérer l’étude de ces espaces ? Quel regard offre-t-elle à l’étude des grottes ornées ? Dans quelles mesures l’usage de ces outils spatiaux pourrait-il s’intégrer aux problématiques des grottes ornées malgré les spécificités posées (espace souterrain, objet 3D, recherche collective, données anciennes).

L’objectif de cette recherche est d’utiliser la géomatique comme un cadre méthodologique et conceptuel pour répondre aux multiples questionnements rencontrés dans des contextes pariétaux. Cette thèse développe trois axes de recherche : la gestion organisationnelle de l’information spatiale, la modélisation chronospatiale et l’interaction spatiale humain/milieu. Ces trois axes s’appuient sur deux grottes ornées : la grotte de Marsoulas (Haute-Garonne) et la grotte Chauvet (Ardèche).

Le premier axe de recherche évalue les pratiques web cartographiques au sein d’une équipe de recherche pluridisciplinaire. Des solutions sont proposées pour faire évoluer le dispositif et améliorer la collecte d’informations. L’utilisation du webSIG est envisagée comme un moyen de replacer le chercheur au cœur du dispositif.

Dans un deuxième axe, la modélisation chronospatiale est utilisée comme moyen pour visualiser les différentes phases de l’occupation. L’adaptation de méthodes en SIG 3D et SIG 2,5D vise à analyser le processus de mise en place du dispositif pariétal.

Le troisième axe s’intéresse aux pratiques et comportements spatiaux. L’analyse spatiale et l’analyse multicritère sont employées pour étudier les traces de colorant en relation avec le dispositif orné et la topographie générale. Les résultats obtenus permettent de discuter des hypothèses fonctionnelles attribuées généralement à ces traces.

Les apports de cette étude confirment l’intérêt de la pratique cartographique et la géomatique comme un moyen de formalisation du raisonnement archéologique. L’utilisation des SIG offre un véritable cadre exploratoire non invasif pour analyser, tester des hypothèses et mobiliser toute l’information collectée sur le terrain. Les résultats concernent aussi bien des solutions organisationnelles pour la gestion et le traitement de l’information jusqu’à une considération de la pratique spatiale de l’espace orné durant le Paléolithique supérieur. Dans un cadre plus large, ce travail questionne le traitement de l’information spatiale comme spécialité et objet d’étude en archéologie.

Composition du jury :

  • Paule-Annick DAVOINE, Professeure des Universités, Université Grenoble-Alpes, rapporteuse.
  • Olivia RIVERO, Maître de conférences, Universitad de Salamanca, rapporteuse.
  • Laurent COSTA, Ingénieur de recherche CNRS (Laboratoire ArScAn), examinateur.
  • Isabella DAMIANI, Maître de conférences, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, examinatrice.
  • Thierry JOLIVEAU, Professeur des Universités, Université de Saint-Etienne, examinateur.
  • Geneviève PINÇON, Directrice du Centre national de préhistoire, ministère de la Culture (Laboratoire TRACES), examinatrice.
  • Didier DESPONDS, Professeur des Universités, CY Cergy-Paris Université, directeur.
  • Carole FRITZ, Directrice de recherche CNRS (Laboratoire CREAP-TRACES), co-directrice.

Résumé :

L’objectif de cette thèse est d’évaluer la capacité de la simulation numérique à prédire le comportement statique et dynamique d’instruments de musique du patrimoine en vue d’en optimiser sa conservation et son maintien en état de jeu. La première partie de ce travail se concentre sur l’impact de l’état mécanique induit lors de la construction et l’assemblage de la table d’harmonie sur son comportement modal en basses fréquences à travers deux études. La première étude s’intéresse à l’impact de différentes méthodes standards de barrage sur le comportement de tables d’harmonie simplifiées et a démontré que cet impact diffère d’une technique de barrage à une autre. La deuxième étude se focalise sur l’impact de la méthode d’assemblage d’une table d’harmonie d’archiluth. Les résultats numériques et expérimentaux ont montré des tendances cohérentes, à savoir, un impact plus important de la qualité du collage que des étapes d’assemblage démontrant ainsi la capacité d’un modèle non validé à prédire des tendances utiles dans un contexte muséal. La deuxième partie de ce travail se concentre sur l’impact de la tension des cordes sur le comportement modal en basses fréquences d’une table d’harmonie d’archiluth. Les résultats numériques et expérimentaux ont à nouveau montré des tendances similaires, à savoir, que l’impact de la tension des cordes ne modifie pas drastiquement le comportement modal de la table d’harmonie. Cela démontre, là encore, la capacité d’un modèle non validé à prédire des tendances utiles dans un contexte muséal. La dernière partie de ce travail présente et illustre la démarche proposée d’aide à la décision basée sur un modèle physique à travers deux études réalisées sur un modèle simplifié d’un luth. Ces deux applications ont permis d’illustrer le potentiel de la méthodologie mise en place mais également ses limites en démontrant le fort impact de la conception du modèle d’incertitude sur les résultats.

The objective of this thesis is to evaluate the capacity of numerical simulations to predict the static and dynamic behavior of heritage musical instruments in order to enhance decision support for their conservation and maintenance under playing conditions. The first part of this work focuses on the impact of the mechanical state induced during the construction and assembly of a wooden soundboard on its modal behavior in low frequencies through two studies. The first study examines the impact of different standard bracing methods on the behavior of simplified soundboards and has shown that this impact differs from one bracing technique to another. The second study examines the impact of the assembly method of an archlute soundboard. Numerical and experimental results showed consistent trends, namely, a greater impact of the gluing process than of the assembly steps, thus demonstrating the ability of an unvalidated model to predict useful trends in a museum context. The second part of this work focuses on the impact of string tension on the low frequency modal behavior of an archlute soundboard. Numerical and experimental results again show similar trends, namely, that the impact of string tension does not drastically alter the modal behavior of the soundboard. These results demonstrate the ability of an unvalidated model to predict useful trends for decision support in a museum context. The last part of this work illustrates the proposed physics-based decision support approach via two studies performed on a simplified model of a lute. These two applications illustrate the potential of the methodology but also its limits by demonstrating the strong impact of the uncertainty model on the results.

 

 

Composition du jury :

  • EGE Kerem, Maitre de conférences, HDR, INSA Lyon, Rapporteur
  • LE CARROU Jean-Loïc, Maître de conférences, HDR, Sorbonne Université, Rapporteur
  • FOREST Samuel, Directeur de recherche, CNRS, Examinateur
  • FOLTÊTE Emmanuel, Professeur des universités, ENSMM, Directeur de thèse
  • SERFATY Stéphane, Professeur des universités, UCP, Directeur de thèse
  • COGAN Scott, Chargé de recherche, CNRS, Invité
  • LE CONTE Sandie, Ingénieur de recherche, INP, Invitée
  • VAIEDELICH Stéphane, Responsable du Laboratoire du Musée de la Musique, Invité
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