Sélection 2016

L’atelier de lutherie parisien : de l’archive à l’instrument (fin XVIIe s.-début XXe s). Etude historique et patrimoniale du fonds Gand & Bernardel (ARCH-LUTH)

Doctorant :
Camille Causse
Directeur de thèse :

Jean-Claude YON (CHCSC - UVSQ)

Partenaires :
Christine Laloue, Jean-Philippe Echard (Cité de la musique - Philharmonie de Paris)
Fondé par « le Stradivarius français » et en activité pendant plus de 120 ans, l’atelier Gand et Bernardel est un sujet incontournable pour l’histoire de la facture instrumentale des XIXe et XXe siècles.
Fondé en 1796 par Nicolas Lupot, l’atelier de lutherie s’est maintenu pendant plus d’un siècle et demi grâce à ses successeurs, Gand, Bernardel, Caressa et Français. Leur longévité, leur prestigieuse clientèle internationale, la qualité de leur facture instrumentale et de leur expertise ainsi que la restauration et l’importance de leur commerce d’instruments anciens font de cet atelier un sujet incontournable pour l’histoire de la facture instrumentale au cours des XIXe et début du XXe siècles. Grâce au don de Jacques Français en 1981, les archives de cet atelier sont aujourd’hui dans les collections du Musée de la Musique. Ce fonds est le point de départ de cette thèse qui a pour but, à travers ses archives comptables, d’étudier l’atelier et de retracer son évolution dans le contexte économique, social et culturel de l’époque. Ce travail constituera la première étude économique d’un atelier de lutherie sur plus d’un siècle. En effet, les travaux historiques qui ont été menés jusqu’à présent sur les luthiers s’appuient sur les instruments (étude technico-stylistiques) ou sur des éléments biographiques (état-civil), mais pas sur les archives de l’atelier. C’est donc une étude nouvelle par l’objet (les archives de l’atelier) et la méthode (aspects économiques et sociaux de l’atelier) qui est lancée aujourd’hui, sur un acteur majeur de la vie musicale et culturelle de Paris au XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Intérêts sociétaux et valorisation

La réunion de ce fonds d’archives et des collections d’instruments au Musée de la Musique, associée aux méthodes de l’histoire culturelle, permet une étude d’une ampleur totalement inédite dont les retombées concerneront à la fois la connaissance des instruments anciens et l’histoire culturelle et sociale de la musique.

Cette thèse s’intégrera également dans une réflexion générale sur le lien entre archives et œuvres de musée, sur l’appréhension d’un « lot complexe » (au sens du Code du patrimoine) et sur la place des archives dans les collections muséales. Cette problématique viendra donc nourrir la réflexion qui est menée entre les services des Musées et des Archives de France.

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